Au-delà du statu quo

En vous offrant une vue d’ensemble de la situation, les Comptables Professionnels Agréés (CPA) peuvent vous aider à mieux vivre le changement.

Lorsque les bureaux de Toronto et de Boston de Bionik Laboratories Corp. ont présenté leur premier robot conçu pour aider à la réadaptation physique des victimes d’AVC, Peter Bloch, le président-directeur général de l’entreprise, savait que l’adoption du robot s’effectuerait lentement.

Au lieu d’avoir uniquement recours aux services coûteux de physiothérapeutes, d’ergothérapeutes et de spécialistes en réadaptation, les patients ayant des difficultés motrices pouvaient faire appel au robot afin de réduire les coûts des soins. Des médecins et des ergothérapeutes assurent la configuration initiale du robot pour le patient, après quoi celui-ci est attaché à un siège devant le robot. Le robot se règle automatiquement à la taille du patient et dirige ses mouvements, utilisant la neuroplasticité pour réorienter les voies neuronales. Le logiciel de Bionik compile les données afin d’analyser la progression du patient et d’améliorer le processus. Toutefois, plusieurs se sont opposés à l’entreprise, soutenant que seules de vraies personnes pouvaient offrir une thérapie efficace.

« Le marché médical n’évolue pas rapidement, explique M. Bloch, c’est l’un des obstacles auxquels doit faire face notre entreprise. »

Comme il en est le cas dans de nombreux secteurs, le marché médical a tendance à privilégier le statu quo et à penser qu’il vaut mieux conserver les méthodes actuelles plutôt que de risquer quelque chose de nouveau. Toutefois, en tant que CPA, M. Bloch a une arme secrète : il connaît bien les chiffres et sait ce qu’ils signifient.

Avec son équipe, M. Bloch est parvenu à démontrer, à l’aide de données recueillies lors d’essais cliniques, que ses robots offrent réellement une thérapie plus efficace que des personnes le feraient. Par exemple, un essai clinique réalisé par le gouvernement américain a montré que la thérapie assistée par des robots engendrait moins de visites pour les patients externes et moins de réadmissions à l’hôpital, en plus de réduire le coût des soins de 33 %.

« Au bout du compte, soutient M. Bloch, de nombreuses décisions d’affaires se fondent sur des chiffres. Ceux-ci donnent un bon aperçu de la situation. »

Bloch affirme qu’il fait souvent appel aux compétences en analyse qu’il a acquises durant sa formation de CPA pour comprendre rapidement la mécanique derrière certaines décisions d’entreprise, notamment pour déterminer si le produit est prêt à intégrer le marché, et pour trouver une solution logique aux problèmes qu’il rencontre.

Lorsque l’entreprise internationale Bionik s’introduit dans un nouveau marché, elle commence par effectuer une analyse de celui-ci. « Nous étudions les réactions des clients à l’égard du produit, explique M. Bloch, mais en fait, ce sont surtout les chiffres qui nous intéressent. Combien d’unités pouvons-nous vendre? Quel en serait le prix? Quel est le coût de fabrication? » Son titre de CPA, dit-il, lui a octroyé « un excellent fondement pour la prise de décisions ».

Ted Hastings, CPA et président-directeur général de la plateforme de récompenses en ligne Perk.com, est entièrement d’accord. Il croit que sa formation de CPA lui a enseigné à « penser en chiffres », ce qui l’aide à « se fier avant tout aux données et aux faits ».

Au cours de la dernière décennie, M. Hastings a travaillé dans les secteurs des technologies publicitaires et de la publicité en ligne. Dans des milieux où tout change très rapidement, M. Hastings sait qu’il peut être dangereux pour une entreprise de privilégier le statu quo.

« Il est fort possible que l’approche que vous utilisez depuis seulement quelques mois ou un an ne soit plus pertinente, » dit-il. « De nombreux facteurs externes peuvent causer cela. » Parfois, des investisseurs souhaitent conserver le plan ou l’idée de départ, et d’autres fois, la prise de décision stratégique est sans cesse remise à plus tard.

Les organisations se concentrent sur le fonctionnement des affaires au quotidien au lieu de remettre en question leur approche globale, « comme n’importe qui le ferait si un imprévu survenait dans sa vie personnelle », ajoute-t-il. « Il est plus facile de suivre la routine que de s’occuper du plus gros problème. »

Bien qu’il ne soit jamais évident de demeurer objectif par rapport à sa propre entreprise ou à son secteur d’activité, « les données et les chiffres peuvent nous aider à faire preuve d’objectivité, de façon à nous dissocier de notre attachement émotionnel à une idée de départ, » explique M. Hastings.

C’est pourquoi, tous les trimestres ou tous les mois, les entreprises pour lesquelles a travaillé M. Hastings effectuent une analyse rationnelle de leur position sur le marché. « Il est essentiel de se demander “Comment réalisons-nous nos croyances? Quelle place occupons-nous dans l’environnement actuel? Comment avons-nous amélioré nos réalisations et notre la place que nous occupons?” Ce sont de grandes questions qu’il faut se poser, » soutient-il. C’est ce qui aide les entreprises à prendre des décisions qui garantissent leur réussite.